L’AMH (Hormone antimullérienne) : chez la femme elle est le reflet de la réserve ovarienne. Le dosage de cette hormone est demandé en PMA, en général au 3e jour du cycle menstruel en association avec la FSH, La LH, L’oestradiol et la progestérone.
Duo CRP/PCT : la CRP (C-Reactive Protein) et la PCT (procalcitonine) sont des marqueurs de l’inflammation. La CRP est augmentée dans tous les types d’inflammation, alors que la PCT l’est seulement dans les inflammations d’origine bactérienne, voire parasitaire ou mycologique dans certains cas.
T3L et T4L : ces hormones thyroïdiennes libres viennent compléter les paramètres thyroïdiens actuellement disponibles, à savoir la TSH, T3 totale, T4 totale en attendant l’arrivée des Ac anti-TPO et anti-thyroglobuline. La T3L et la T4L sont généralement demandées en association avec la TSH pour faire le diagnostic d’une dysthyroïdie (hyperthyroïdie ou hypothyroïdie).
Focus sur l’AMH
L’AMH (Hormone antimüllérienne) appartient à la famille des TGF. C’est l’hormone qui provoque la régression des canaux de Müller dans l’embryon et permet ainsi la différenciation du tractus masculin. Chez le garçon, elle est produite par les cellules de Sertoli. Chez la fille, elle est produite par les cellules de la granulosa et joue un rôle dans le recrutement des follicules ovariens primordiaux et la sélection du follicule dominant.
L’AMH est utilisée comme un marqueur biologique de la réserve ovarienne. En effet, sa concentration est corrélée au nombre de follicules en croissance (follicules pré-antraux et petits follicules antraux de 2-9 mm de diamètre) dénombrables par échographie, et désignés sous le terme CFA (compte des follicules antraux).
Une concentration excessive d’AMH est en faveur d’un excès folliculaire qui est le plus souvent rencontré dans le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).
Une concentration faible d’AMH témoigne d’une réserve folliculaire diminuée mais aucun seuil consensuel n’existe dans la littérature.
Pour l’évaluation de la réserve ovarienne le prélèvement doit être réalisé au 3e jour du cycle de préférence. En cas d’impossibilité, il pourrait être fait le 4e ou le 2e jour du cycle menstruel.


